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Le don d'ovocyte

Le don d’ovocyte est moins répandu que le don de sperme. En France, le don d’ovocyte est autorisé depuis 1994. Toutefois, il a toute son importance pour les couples qui désirent avoir un enfant et le délai d’attente des couples receveurs est souvent très long.

Don D'ovocyte

Qu'est-ce qu'un ovocyte ?

L’ovocyte est la cellule responsable de la reproduction féminine. Dès la naissance, la petite fille nait avec un nombre prédéfinit de follicules (appelée la réserve ovarienne) ; chaque follicule contient un ovule immature appelé ovocyte. A la puberté, lors de l’apparition des cycles, un certains nombres de follicules commencent à mûrir mais un seul va finir sa maturation pour donner lieu à un ovocyte mature qui sera expulsé lors de l’ovulation au 14ème jour.

Tout le long de la période de fertilité de la femme (environ trente ans), ce sont ainsi entre 300 et 400 ovocytes arrivés à maturation qui sont sélectionnés dans la réserve ovarienne.

Quelle est alors la différence entre l’ovocyte et ovule ? Selon les scientifiques, le terme d’ovule décrit l’instant où l’ovocyte, arrivé à maturité, est pénétré par un spermatozoïde. Très éphémère, ce stade évolue rapidement avec l’apparition de l’œuf, puis de l’embryon, dès le début de la division cellulaire.

Qui peut faire un don d'ovocyte ?

Le don d’ovocyte est gratuit : la donneuse bénéficie de la prise en charge de tous les frais occasionnés par le don (traitements, examens médicaux, consultations, hospitalisation, transport, perte de temps de travail si besoin).

Le « pedigree » de la donneuse :

  • être en bonne santé
  • être majeure
  • être âgée de moins de 37 ans
  • Accepter l’anonymat, la gratuité et le libre consentement.

Depuis 2016, il n’est plus obligatoire pour la femme d’avoir déjà des enfants. Pour les personnes en couple, l’accord du conjoint est obligatoire.

Comment se déroule un don d'ovocyte ?

5 étapes décomposent le don d’ovocyte :

  • Un RDV d’information et de consentement :   les modalités et les techniques de dons sont abordées ainsi que toutes les questions que la donneuse peut se poser. Un formulaire de consentement est signé par la donneuse ainsi que son conjoint si elle vit en couple.
  • Un bilan médical : ce bilan permet de dresser les antécédents familiaux et médicaux de la donneuse, d’évaluer sa fonction ovarienne, de déterminer son groupe sanguin, de détecter la présence ou non de virus (VIH, hépatite) et d’établir un caryotype pour éviter la transmission d’anomalie génétique à l’enfant.
  • Un entretien avec un psychologue
  • La stimulation ovarienne : au départ, une ou plusieurs injections permettent de mettre au repos les ovaires. Ensuite, pendant 10 à 15 jours, des injections quotidiennes d’hormones sont effectuées pour stimuler les ovaires et permettre la maturation de plusieurs ovocytes. Des prises de sang et échographies permettent de contrôler la stimulation et d’adapter au mieux le traitement.
  • La ponction ovocytaire : elle se déroule à l’hôpital, 36 h après la dernière injection. La ponction consiste à aller prélever les ovocytes par voie vaginale sous anesthésie. Le prélèvement dure 10 minutes et la donneuse est ensuite placée sous observation pendant 3h avant de rentrer chez elle.

Pour les femmes qui n’ont pas eu d’enfant, et si les prélèvements sont assez nombreux et satisfaisants, elles peuvent conserver une partie des ovocytes pour elle au cas où elles aient recours à la PMA plus tard.

Les ovocytes prélevés sont analysés, congelés et conservés en laboratoire jusqu’à leur attribution à un couple receveur.

Effets indésirables

Les effets secondaires sont les mêmes que lors de stimulation ovarienne et de ponction d’ovocyte dans les démarches de FIV.

On peut donc retrouver lors du début des traitements (phase de stimulation) :

  • des bouffées de chaleur
  • des saignements en fin de mise en repos des ovaires
  • une pesanteur à l’approche de l’ovulation

En cas de d’hyperstimulation ovarienne, des douleurs abdominales importantes et certaines complications (prise de poids brutale, troubles digestifs voire respiratoires) peuvent apparaitrent. Ces symptômes justifient une consultation en urgence dans un centre d’AMP ou un service gynécologique. Normalement, les échographies de contrôle permettent de limiter ce risque.

Les complications liées au geste chirurgical de la ponction des ovocytes (hémorragie, infection, problème anesthésique…) sont rarissimes.

Les ovocytes stimulés sont ceux qui avaient déjà commencé leur maturation mais qui, sans stimulation, auraient arrêté leur évolution. Le traitement n’intervient donc pas sur les ovocytes de la réserve ovarienne et ne diminue pas la fertilité de la donneuse.

Du côté des receveurs ...

Le don d’ovocyte s’adresse aux couples souffrant d’infertilité pour des raisons diverses souvent liées à la femme :

  • La femme n’a plus assez d’ovocytes
  • La femme présente des anomalies au sein de ses ovocytes
  • Un traitement (radiothérapie ou chimiothérapie) a détruit ses ovocytes
  • La femme présente un problème génétique grave pouvant être transmis à l’enfant.
  • En cas de ménopause précoce

 

Les centres de dons d'ovocytes

La liste des centres pratiquant les ponctions et les dons d’ovocytes en vue d’une AMP est disponible sur le site du Groupe d’Etudes pour le Don d’Ovocyte (GEDO).

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