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Le diagnostic Pré-Implantatoire

Le diagnostic pré-implantatoire (DPI) est le seul légal qui permet d’avoir recours à la fécondation in vitro en dehors de pathologies classiques d’infertilité décelées. Il va permettre de détecter directement sur un embryon une maladie génétique grave transmissible qui sera impossible à faire in vivo.

La première naissance obtenue à l’issue d’un DPI a eu lieu en 1990. En France, cette technique est autorisée depuis 1999 et très encadrée par la Loi de bioéthique de 2004 (avec modification en 2 011).

Diagnostic Pré-implantatoire
Qu'est ce que le Diagnostic Pré Implantatoire (DPI)

Quand un des membres du couple (ou les deux) possède des antécédents familiaux de maladies génétiques ou chromosomiques graves et transmissibles, il peut être utile de pouvoir déceler cette maladie sur les gamètes (ovule) ou bien directement sur l’embryon, avant que la femme soit enceinte.

C’est dans de tels cas que nous pouvons avoir recours au DPI qui va permettre d’analyser soit les ovocytes de la mère (quand celle ci est porteuse de la maladie) soit l’embryon afin de lui transférer les embryons « sains » comme pour une FIV.

A qui s'adresse le DPI ?

Le recours au diagnostic génétique pré-implantatoire est réservé par la loi aux couples ayant une forte probabilité de donner naissance à un enfant atteint d’une maladie génétique forte gravité, ne pouvant être soignée au moment du diagnostic.

Les caractéristiques génétiques de la maladie doivent être en amont identifiées au niveau des chromosomes ou de l’ADN chez l’un ou les deux membres du couple.

La loi fixe également des critères relatifs à la situation du couple (un homme et une femme) qui doit être en âge de procréer.

Protocole de DPI à la loupe

Diagnostic sur les embryons :

La technique commence comme pour des FIV classiques. Les ovaires de la femme sont stimulés afin d’obtenir un nombre important d’ovocytes qui seront prélevés puis inséminés pour obtenir des embryons. Quand l’embryon atteint 6 à 8 cellules (du 3ème au 5ème jour), une biopsie de chacun des embryons réunissant les conditions adéquates est effectuée pour obtenir  une de ses cellules.

Les cellules obtenues sont préparées permettant de révéler leur patrimoine génétique et de l’étudier, ce qui permet de savoir si l’embryon dont elles proviennent est affecté ou non par la maladie. Une fois que l’on connaît la situation de chacun des embryons, on sélectionne ceux qui ne sont pas atteints par la maladie, qui seront utilisés pour le transfert dans l’utérus de la femme. Les embryons affectés seront exclus.

Diagnostic sur les ovocytes :

Le diagnostique génétique des ovocytes permet de détecter les maladies génétiques avant la formation de l’embryon. Cette technique analyse une partie  de l’ovule, appelé le corpuscule polaire, donc elle ne détecte que des pathologies héréditaires d’origine maternelle.

On insémine ensuite chaque ovocyte par micro-injection intra-plasmatique d’un spermatozoïde (équivalent à la FIV ICSI). Au bout de 2 jours, on obtient le résultat génétique du corpuscule polaire. Les embryons provenant d’ovocytes génétiques sains sont sélectionnés pour le transfert.

Diagnostic Pré-implantatoire
Les centres de DPI

Il existe 5 centres en France autorisés à pratiquer le DPI :

  • Hôpital Antoine Beclère à Clamart
  • Hôpital Necker à Paris
  • Hôpital Arnaud de Villeneuve (CHU de Montpellier)
  • Le CMCO (CHRU de Strasbourg)
  • Le CHU de Nantes
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